20h30 LEVER DE RIDEAU vous parle de “PIERRE DAC ET FRANCIS BLANCHE ET RÉCIPROQUEMENT”

Deux hommes, une femme, un trio de choc prêt à redonner des lettres de noblesse à l’humour de Pierre Dac et Francis Blanche. Ils mettent leur brin de folie au service d’un univers comique un peu oublier. Que diriez-vous de vous laissez surprendre?

Pierre Desproges et Raymond Devos ont bercé ma jeunesse au même titre que Pierre Dac et Francis Blanche. Alors quand un spectacle met en avant leurs nom, mon hésitation à le découvrir est de courte durée. Francis Blanche a plus d’une corde à son arc en tant qu’écrivain et parolier. On le découvre aussi bien au cinéma, au théâtre qu’en musique. Sur scène et sur les ondes, Pierre Dac est son partenaire.

Ensemble, ils mettent la loufoquerie au service de l’humour. Tendez bien l’oreille car les jeux de mots et les sous-entendus sont légions.
Une écriture pleine de mordant que Sophie-Anne Lecesne, Igor Koumpan et Étienne Rattier redonnent vie. Dans une succession d’extraits et de sketches, ils montrent la variété des sujets abordées, la qualité de l’écriture et l’irrévérence des propos.

Le spectacle débute d’ailleurs sur « Le cintre » que l’on nommait autrefois le zibule. Vous ne le saviez pas? Francis Blanche va vous raconter l’histoire acadabrantesque de cet objet du quotidien. Puis une citation va retenir votre attention, car vous la connaissiez mais vous ne savez pas forcément à qui l’attribuer. « Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade ». Maintenant vous savez qu’elle est de Francis Blanche et que vous le connaissiez. Il est également à l’origine de « J’ai les moyens de vous faire parler » qui ne vient pas de la série « Papa schultz ».

La finesse des mots se retrouve dans une référence du texte de Pierre Dac sur la radio de Londres pendant la seconde guerre mondiale à destination de Philippe Henriot, péténiste convaincu. « Sur votre tombe, si toutefois vous en avez une, il y aura aussi une inscription: elle sera ainsi libellée : PHILIPPE HENRIOT, Mort pour Hitler, Fusillé par les Français… Bonne nuit, Monsieur Henriot. Et dormez bien.» Cruel et incisif, ils le sont aussi bien dans leur émission « Bons baisers de partout et d’ailleurs » ou de leur journal « L’os à moelle ». Peut-être qu’il manque un peu de lien entre les histoires mais cela pique indéniablement la curiosité pour découvrir ou redécouvrir les textes de ces incroyable auteurs.

Un spectacle sympathique qui saura mettre en valeur la qualité et la richesse de la langue française.