ARTS MOUVANTS vous parle de “À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU”

Dans un enchaînement judicieux de passages choisis, David Legras nous invite à une promenade dans l’œuvre de Marcel Proust. 
En sa compagnie, nous partons pour un voyage littéraire, A la recherche du temps perdu.

À travers le fil conducteur du souvenir, thème central de l’œuvre, David Legras nous guide et nous aide à suivre le narrateur en regardant non pas avec les yeux mais avec la mémoire.

L’enchaînement et les coupes choisies vont à l’essentiel de la Recherche et réussissent à extraire la plus pure essence du texte.
Les chambres dans lesquelles s’est endormi le narrateur, la madeleine de tante Léonie, les yeux fiévreux d’Albertine ou le malaise de Bergotte, chacun des passages de l’œuvre trouve ici naturellement sa place.

La diction et la gestuelle permettent de dépasser la simple lecture pour retrouver le plaisir d’une théâtralité qui crée un véritable échange avec le public. 
La mise en scène évoque toute la particularité de l’écriture de Proust centrée sur le détail.
Les meubles drapés de tissus trônent sur la scène tels des fantômes du passé. David Legras, élégant, vêtu d’un costume banc d’époque est entouré de ces objets d’un autre temps qu’il découvre et à qui il redonne vie.
L’adaptation éclaire tous les détails qui naissent de l’imagination fertile du narrateur, cette force narrative qui fait que les objets prennent vie et deviennent une figure amicale et réconfortante. 

Proust est sans cesse à la recherche d’une sensation éprouvée. David Legras et Virgil Tanase saisissent toute l’importance de cet anachronisme, ce décalage émotionnel entre les faits et leur ressenti.
La vivacité du souvenir nait d’une émotion, une émotion qui renait à travers ces extraits choisis qui s’entrelacent et s’articulent avec une cohérence qui éclaire l’œuvre de Marcel Proust.

David Legras nous entraine dans la beauté du texte et sublime ces phrases complexes chargées d’émotion et de poésie. Théâtre et littérature s’harmonisent et bercent nos retrouvailles avec la délicatesse de l’écriture proustienne.

 

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