ARTS MOUVANTS vous parle de “LES PARIAS CHEZ VICTOR HUGO”

Pierrette Dupoyet réunit les différents personnages des romans de Victor Hugo et leur donne la parole. Fantine, Claude Gueux, Gwynplaine et Jean Valjean se retrouve ainsi sur scène et vont transmettre la parole que Victor Hugo, romancier du peuple leur a offert.

Pierrette Dupoyet dépeint la détresse de Fantine, héroïne des Misérables. Elle n’aura connu qu’une vie de misère, obligée dans sa détresse d’abandonner sa fille Causette. Dénoncée pour son statut de fille mère, la malveillance aura raison de son avenir.

Claude Gueux, condamné à 5 ans d’incarcération connaitra la faim et l’humiliation et finira par commettre l’irréparable. Lui, le simple voleur, devient sous le joug de la société et de son geôlier un meurtrier.
Victor Hugo conte cette vie de Paria torturé par la faim, une faim qui fait de l’homme une bête dans ces prisons où partager son pain devient le seul geste d’humanité possible.

Gwynplaine, personnage principal de L’homme qui rit, a déja subit à 10 ans la cruauté des hommes.

Elle nous conte aussi l’histoire de Jean Valjean, cet ancien forçat qui ému par la bonté d’un curé, décidera de se tourner vers les autres, et adoptera Causette la fille de Fantine.

Son message est clair, que ce soit cette femme qui élève seule ses enfants, cet homme qui sort de prison ou cet enfant au physique différent, ne les jugeons pas.

Grâce à un dispositif sonore qui donne vie aux souffrances endurées de ces malheureux, la salle résonne du bruit des pleurs de Fantine, du bruit des pas de l’âme de ces pestiférés, de l’orage de la révolte qui gronde.
Pierrette Dupoyet met en avant les miséreux, les maudits, les proscrits de la société.
Si la misère effraie, il est primordial de parler pour eux.

Elle revêt sa tunique et ses masques de conteuse pour nous livrer une parole engagée et juste.
L’artiste est le porte parole de ceux qui ne l’ont pas, et dans un vibrant hommage à l’humanité de Victor Hugo, Pierrette Dupoyet met tout son talent au service des invisibles, de ceux que la société ne veut pas voir et dont le pas sourd de la révolte gronde peu à peu.