J’EN PENSE QUOI vous parle de “JE M’APPELLE ERIK SATIE COMME TOUT LE MONDE”

Il nous suffit d’entendre quelques notes pour reconnaître ce compositeur. Cela nous saute aux oreilles, cette rythmique, cette poésie musicale, si propre à lui.
Nous sommes Mercredi 30 octobre et je me rends au Théâtre de la Contrescarpe dans le 5ème arrondissement de Paris, là-bas, j’ai rendez-vous avec un homme à 19h pétante. Une figure du paysage musical : Erik Satie.
Laetitia Gonzalbes nous livre un pièce de 1h10 qui nous fait rencontrer ce compositeur. On assiste à une entrevue entre lui et une jeune femme, son infirmière. Tantôt musicale, tantôt légère et surprenante, à l’image de Satie, cette fiction est une parenthèse, un petit moment de douceur esthétique et musicale, rempli d’émotion.

Ce spectacle a été une véritable découverte pour moi. Je ne savais pas à quoi m’attendre, je connaissais Erik Satie… Comme tout le monde ! Sans plus, mais suffisamment. Je ressors de ce spectacle très ému, comme transporté, dans un rêve, et les larmes me sont venues. Anaïs Yazit et Eliott Jenicot, une comédienne et un comédien formidables, généreux et talentueux, nous servent une interprétation riche et délicieuse. Une parenthèse l’espace d’un instant.
À ce texte bien pensé s’ajoute une scénographie intelligente et intéressante. A l’aide de Suki et son travail d’illustrations, nous sommes embarqués un peu plus dans un univers parallèle, comme plongé dans l’esprit de Satie, le décor se dessine au fil du spectacle, ces projections deviennent un troisième personnage, en dialogue avec les deux autres. Musique, illustrations et interprétations viennent s’assembler pour nous livrer une belle pièce, un beau moment, dans la tête d’un compositeur de talent.

 

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