LES CHRONIQUES DE MONSIEUR N. vous parle de “JE M’APPELLE ERIK SATIE COMME TOUT LE MONDE”

Bonsoir à tous !!
Ce soir je vais vous parler d’une petite pièce découverte au détour de la Rue Blainville, au Théâtre De La Contrescarpe. Il s’agit de la pièce Je M’Appelle Erik Satie Comme Tout Le Monde, écrite et mise en scène par Laetitia Gonzalbes et interprétée par Anais Yazit et Elliot Jenicot.
L’Histoire : Une jeune femme et un homme d’un certain âge s’évadent d’un hôpital psychiatrique. Pourquoi ? Une heure auparavant, Anna (Anais Yazit) attend un patient de l’hôpital. Ce patient, semblant normal au premier abord et se présentant sous le nom de Samuel Damalis, prétend être Erik Satie (Elliot Jenicot), l’un des plus grands compositeurs de notre temps et le célèbre inventeur des Gymnopedies. À travers l’échange entre Anna et Erik se retrace la vie de ce virtuose et les rencontres qui traversent sa vie, entre chants, danses et mélodies entraînantes. Mais qui est réellement ce patient face à Anna : Samuel ou Erik ?

Mon Avis : J’ai passé un sublime moment, suspendu dans le temps, face à ce Erik Satie. Tout dans cette pièce est source de légèreté et de poésie; et déjà dans l’écriture de Laetitia Gonzalbes qui est d’une véritable douceur, beauté et tendresse ; mais aussi profonde, intense et bouleversante et ne laisse personne insensible à l’émotion que ses mots transmettent.

Côté mise en scène, nous ne nous retrouvons pas face à une mise en scène traditionnelle mais à un troisième acteur de la pièce.
Les décors signés Claire Avias (qui signe aussi les costumes) avec ces papiers, que l’on pense être des partitions, suspendus perpétuellement ; ces 2 petits pianos et ce sol jonché de pétales blanches nous donnent l’impression d’être dans un lieu hors du monde et du temp s; les musiques signés Tim Aknine et David Enfrein qui sont d’une beauté inouïe nous donnent aussi cette sensation d’être hors du monde ; et que dire des sublimes illustrations et animations nées de la plume et l’imagination de Suki ; celles ci nous font voyager entre le réel, via les lettres d’Erik Satie, et L’Imaginaire avec ce personnage qui apparaît et déambule à chaque instant de l’histoire de nos personnages.

La distribution de cette petite pépite théâtrale est aussi talentueuse et éblouissante que la pièce qu’elle nous offre sur un plateau d’argent :
Anais Yazit est tout en sensibilité et absolument éblouissante avec ce personnage d’Anna ; fascinée par la vie et de se retrouver face à ce grand Monsieur qu’est Erik Satie. Elle nous offre une Anna tout en douceur, grâce et sensibilité; nous éblouit et nous émeut du début à la fin ; et Elliot Jenicot est à mes yeux, en plus d’un véritable performer, un comédien absolument extraordinaire et rempli de talent. Oui car il faut avoir énormément de talent, et ce qui est le cas aussi pour Anais, pour passer en une fraction de seconde du rire aux larmes, d’un personnage torturé intérieurement à une espèce de clown exubérant ; et tout ça par des chorégraphies rythmées et des expressions du visage absolument épatantes. En voyant Elliot dans ce personnage, peut être le costume aide un peu aussi, j’avais l’impression de voir une sorte d’hommage vibrant et éblouissant à Charlie Chaplin.

C’est une véritable fable émouvante et un vibrant hommage à Erik Satie, subtilement écrit et magnifiquement interprété que vous avez la possibilité de découvrir sur scène. Ça chante, ça danse, ça rit, ça pleure; et vous sortez de ce cette petite pépite théâtrale avec du baume au cœur, des mélodies et des étoiles plein la tête.

 

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