PATRIMOINE DE FRANCE vous parle de “JE M’APPELLE ERIK SATIE COMME TOUT LE MONDE”

Le décor est planté, nous sommes dans un asile psychiatrique. Anna, jeune infirmière accueille un nouveau venu : Erik Satie. Elle le questionne sur ses antécédents, sa vie. Intriguée par ses réponses, elle s’attarde à son chevet et un dialogue s’instaure.

En quelle année sommes-nous ? sous la plume de l’illustrateur SUKI le temps s’egrenne et nous traversons un autre monde.

Une gymnastique de l’esprit

Dans l’univers d’un compositeur (1866-1925)rebelle à son époque, qui toute sa vie tente d’imposer sa vision de la musique. L’artiste a l’imagination fertile, il donne des noms insolites à ses oeuvres “Ses Gymnopédies (1848), “Trois morceaux en forme de poires” (1903)

“Il n’y a pas de vérité en art”

Elliot Jenicot campe un Erik Satie tout à la fois sincère et baroque. Bien souvent la mélancolie est associée à ces interludes de piano. Sans doute ses blessures que l’on ressent. Mais l’homme a eu plusieurs vies, il s’engage pour différentes causes. Il sera au coeur de mouvement artistique naissant à Paris, une époque flamboyante où l’on croise Picabia, Picasso, Cocteau, Diaghilev…

Tous les arts se côtoient, les rencontres alimentent son oeuvre

Ses amis, ses amours

“Un musicien égaré dans son temps” comme parlait de lui son ami Claude Debussy, que ses prises de position finiront par séparer. En amour il est intransigeant. Il évoque sa passion pour Suzanne Valadon qui le quittera aussi.

L’auteur Laetitia Gonzalbes nous entraîne dans une fiction qui suscite l’envie d’écouter à nouveau Satie. Anaïs Yazit déploie un charme et une force qui se dévoilé crescendo. Cette création est interprétée avec brio par un duo énergique et radieux.

Erik (avec un K) Satie a légué une oeuvre qui ne meurt pas. Il aurait certainement apprécié cette pièce plus qu’un long discours, elle nous fait apprivoiser un homme décidément pas comme tout le monde.

 

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