QUOTIDIEN LIBRE vous parle de “RIEN PLUS RIEN AU MONDE”

Seule sur scène, Juliette (Amandine Rousseau) est assise dans sa cuisine. Elle porte une robe à fleurs sale. Elle semble revenir de loin comme si un événement terrifiant venait de se produire. Juliette vit en banlieue avec son mari, récemment licencié, devenu magasinier, et leur « petite » de 20 ans. Un sou est un sou, elle accumule les bons de réduction et ne fréquente que les supermarchés discounts. Le seul plaisir qu’elle s’offre est une bonne bouteille de pineau-des-Charentes achetée chez l’épicier en bas de chez elle. Juliette ne lésine pas sur la qualité de sa chère compagne. Elle fait le ménage chez Mme Mazot et s’offusque de voir sa patronne dépenser sans compter. Elle souhaite un avenir meilleur pour sa fille. « La petite» a passé son CAP et livre des journaux, désespérant la mère de famille. Elle voudrait que « la petite » ait une bonne situation plus tard, mais non elle s’entête à livrer ces maudits journaux. Et le pire dans tout ça, Juliette ne supporte pas Abdel son petit-ami. Elle est à bout de nerf de voir le salaire de « la petite » partir en fumée dans l’acquisition de babioles inutiles achetées chez le chinois du coin… Sa chambre est envahie de toutes sortes d’objets. Jusqu’au jour où le vase déborde. Le dernier achat compulsif de sa fille anime en Juliette une telle colère que la situation vire au drame familiale. Juliette n’a plus rien au monde, même plus de larme…

La pièce est une adaptation du roman de l’écrivain italien Massimo Carlotto célèbre pour ses textes abordant la société d’aujourd’hui avec noirceur et humour. Mieux vaut rire des malheurs et porter un regard positif pour ne pas sombrer dans le désespoir. Rien, plus rien au monde dévoile la détresse d’une mère de famille qui n’arrive plus à joindre les deux bouts. La mise en scène de Fabian Ferrari livre une interprétation réaliste mêlée de tristesses et de sourires.

Alexia Fayard

 

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