Reg’Arts vous parle de “L’ÉTRANGE AFFAIRE ÉMILIE ARTOIS”

Les jeunes Lucas Andrieu et Emma Baudoux se sont mis à deux (et en quatre) pour concocter cette pièce policière. Cela démarre sobrement. Dans un bureau sombre, équipé d’une caméra dont l’image apparaît sur un écran, l’inspecteur Alexandre Leclerc se lance dans l’interrogatoire d’Émilie Artois, suspectée d’avoir volé le carte bleue de son amant. Elle élude. Puis nie. Puis avoue. Elle va avouer ceci et un certain nombre d’autres choses (des meurtres !) à cet inspecteur de plus en plus nerveux (il abuse du café), sidéré par ces révélations.

On ne saurait, pour ce suspense psychologique en révéler davantage… et surtout pas la fin, bien sûr.

Émilie, qu’on a présentée comme étudiante en psychologie, en profite pour répéter au lieutenant qu’il n’est vraiment pas fait pour ce métier. Au passage, elle le cuisine aussi sur sa relation avec son ami.

Bizarre, bizarre.

Mais on comprendra plus tard.

La fin, (au léger parfum du roman “Shutter Island”) se traîne un peu, mais on est emporté par l’ambiance mortifère et inquiétante que la pièce parvient à créer.

Côté mise en scène, c’est sage, par force et les personnages, hormis quelques déplacements, passent leur temps assis.

Et l’interprétation ? Le co-auteur et comédien, Lucas Andrieu commence un peu à côté, mais trouve rapidement ses marques et monte en énergie et en conviction au fur et à mesure.

Elena El Ghaoui, tout en retenue et en nuances, est très convaincante. Elle contribue grandement à l’efficacité de “cette proposition théâtrale atypique”.