Vivez une plongée euphorisante dans les profondeurs abyssales du sentiment amoureux. L’humour et l’imaginaire follement décalés de Matéi Visniec vous embarquent pour une heure d’infinie tendresse…

 

 

Auteur : Matéi Visniec
Mise en scène et scénographie : Serge Barbuscia
Avec :
Salvatore Caltabiano
Musique originale : Eric Craviatto
Lumières :
Sébastien Lebert et Anthony Alborghetti
Construction du décor : Jean-Pierre Marmoz
Avec la voix de Dorothée Leveau

Durée du spectacle : 1h00

L. SCHTEINER / THEATRE.COM
Les mondes imaginaires de Matéi Visniec sont surprenants et burlesques. À travers son univers poétique, il manipule les sentiments avec une rare beauté et ses images nous touchent intimement.

DCZ / LA PROVENCE
Un Visniec poétique en diable, incongru. Serge Barbuscia, malin, dirige dans ce texte un comédien lunaire, tendre, sincère absolument. C’est un pur bonheur.

J-M GAUTIER / REG’ARTS
Belle prouesse d’un acteur qui nous tient en haleine avec une jubilation maîtrisée… La mise en scène est fluide, la scénographie intelligente et d’une efficacité remarquable.

 

 

 

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DCZ / La Provence
Chez Bashung, Madame rêve… » Chez Matéi Visniec, c’est Monsieur qui rêve, à la vie, à l’amour…
Monsieur parle à Madame littéralement « à cœur ouvert » et met sur la table son cœur sanglant d’amour. C’est un Visniec poétique en diable, incongru. Et quand le metteur en scène de tous les rêves, Serge Barbuscia, malin, dirige dans ce texte un comédien lunaire, tendre, sincère absolument, c’est un pur bonheur. Qu’on goûte ad libitum avec Salvatore Caltabiano.
Les lumières de Sébastien Lebert et la musique originale d’Éric Craviatto partagent ce rêve joyeux.

THEATRE.COM / Laurent Schteiner
Matéi Visniec nous ensorcelle et tord la réalité avec bonheur…
À la façon d’une Alice auxPays des Merveilles, il nous présente la vie du cœur d’un homme qui décide un jour de partir retrouver le coeur d’une femme. (…)Tout est là pour nous emmener dans un monde décalé et loufoque. Ce qui est singulier dans l’écriture de Visniec, c’est son goût prononcé de donner la vie aux choses, aux concepts ou à des abstractions… Les mondes imaginaires de Visniec sont surprenants et burlesques. À travers son univers poétique il manipule les sentiments avec une rare beauté et ses images burlesques nous touchent intimement.

Reg’Arts / Jean Michel Gautier
« Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins », quelle mise en scène !!
Une magnifique plongée dans l’univers de Visniec
Le Théâtre du Balcon a mis en scène l’un des auteurs les plus joués du Festival d’Avignon (off) avec une quarantaine de créations depuis 1992.

Visniec est né en Roumanie en 1956, sous Ceausescu, mais il va se nourrir de Kafka, Becket, Ionesco ainsi que du courant Dada et Surréaliste. Fort loin de la pensée dominante il va plonger dans un théâtre de l’absurde, du grotesque avec des teintes oniriques. Ainsi le héros de « Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins » devient vite le coeur du personnage central, un cœur plein de fantaisie, qui sort du corps et vit sa vie bien souvent, comme un être incontrôlable. Un être, pas un organe, qui court dans les rues, descend les escaliers… fait sa vie. On est bien dans un théâtre décomposé où les personnages peuvent être des organes bien avant les êtres humains. Où les escargots sont des animaux obéissants et dociles… où tout pourrait être possible.

On se retrouve dans un autre monde avec sa propre logique, ses propres règles et ses codes. Visniec balaye tout, crée son univers personnel. Mais tout est poli, maîtrisé, les mots ont tous leur place, rien n’est laissé au hasard.

Dans cette pièce il s’agit du cœur d’un individu qui part à la recherche de celui d’une femme.

« Vous avoir devant moi et garder en même temps mon cœur étouffé dans ma poitrine ce n’est pas possible. C’est pour cela que je préfère le sortir et le mettre devant vous, au milieu de la table. Comme ça on pourra parler à cœur ouvert. »

L’homme raconte, se raconte, joue les personnages en vivant avec et dans « une boîte » qu’il utilise en l’utilisant par toutes ses faces, espèce de maison miniature comme une coquille d’escargot, comme un refuge ultime .

Belle prouesse d’un acteur, Salvatore Caltabiano, qui nous tient en haleine avec une jubilation maitrisée tout en donnant la réplique à une voix, la belle voix de Dorothée Leveau en suspens au dessus de la scène. Beau travail de Serge Barbuscia qui a su trouver une mise en scène fluide, en s’appuyant sur sa scénographie intelligente et d’une efficacité remarquable. Le tout est ponctué par une musique fabuleuse d’Éric Craviatto il faut le reconnaître, c’est délicat enlevé et somptueux.

On est bien dans l’esprit du théâtre de Visniec, un théâtre pauvre sans aucun décor, un théâtre de l’essentiel. Il suffit juste d’un costume banal pour le personnage, mais ici il y a la malle, cet objet qui devient le personnage central ouvrant sans cesse de nouvelles perspectives, projetant le héros en avant dans sa quête amoureuse.

Un théâtre comme on l’aime, délicat, intelligent… il enrobe avec poésie et délicatesse des vérités cruelles qu’il met à nu sous de jolies métaphores. Un grand bravo qui fut salué lors de la première par une salle archi-comble qui avait du mal à cesser d’applaudir. Personne n’avait envie que la pièce s’arrête.

 

Vivant Mag / Éric Jalabert
Ce spectacle au titre surprenant avait forcément attiré mon attention. De plus, je connais le travail de Salvatore Caltabiano et souhaitais le découvrir dans un univers que je ne lui connaissais pas. Enfin, la littérature de Matéi Visniec, l’un des auteurs contemporains le plus joué dans le Off d’Avignon, venait conforter cette envie. Bien m’en a prit.

Sur scène, une caisse en bois, simple mais imposante.

Dans cette caisse-maison, se trouve un personnage, plutôt tendre et jovial bien que tourmenté. Sa bonhomie nous inspire une grande empathie pour cet homme qui se confie. Il commence son monologue en nous racontant sa rencontre à venir, avec Madame… Et immédiatement, il nous emporte.

Sur un rythme calé aux petits oignons, il nous parle d’amour, d’enfermement, de blessure émotionnelle, de folie, du coeur et de son autonomie.

Le dispositif scénique, constitué d’une caisse-maison, d’une caisse-coeur, d’une caisse-femme, qu’il transforme au gré de son récit est original et efficace. Elle ponctue ce récit dense et surréaliste en nous offrant des moments de respiration, nécessaires pour savourer la mécanique d’un texte riche et percutant. Bravo à Serge Barbuscia pour ce travail d’orfèvre, qui nous réserve des surprises tout au long du spectacle… jusqu’à la fin.

Quant au comédien, il fait vivre avec force ce personnage attachant mais improbable, et sait dire avec précision et une grande force, ce texte ciselé, absurde et sensible sur l’amour et la poésie cruelle de la vie à deux.

Cela a fait vibrer en moi toute la sensibilité des émotions vécues. Merci à toi Salvatore pour ce grand moment passé en ta compagnie.
C’était une première mais qui présente déjà la force des spectacles majeurs. Bravo !
A découvrir sans tarder.

 

Sortir ici et ailleurs / Danielle Dufour-Verna
Avignon Off. Une rencontre théâtrale magique

En cette chaude journée de juillet, dernier jour du festival, j’assiste à la pièce de Matei Visniec, ce dramaturge génial et décalé, donnée au Théâtre Florentin. Représentation à 11h20, la bonne heure. La salle est en accès direct dans cet ancien atelier de sculpture. J’entre.
Fin de la représentation et retour sur Marseille.

Assimiler, mûrir l’instant, sans y penser vraiment, intégrer le moment. Impossible de prendre l’autoroute, trop fade, trop anonyme. J’emprunte les petites nationales bordées de champs jaunies par le soleil, de meules de foin, de pins agrippés à la colline, dont les branches tendues me saluent au passage. Le chant des cigales… La magie continue, se perpétue, s’installe. Un bonheur simple, savouré. Il existe des spectacles –et je viens d’assister à l’un d’entre eux- qui, violettes ou papillons, viennent se nicher dans un coin du cœur –du cœur ?

L’auteur, Matei Visniec, est maître de ces univers où l’imaginaire s’empare du quotidien pour lui tordre le cou faisant ainsi naître le merveilleux de chaque situation.

Visniec, dramaturge roumain, c’est du style, de la poésie, de la vérité et un peu de nos vies dans ces textes qui interrogent sans pour autant prendre la tête de ses lecteurs. Cet auteur joue avec nos codes, nos préjugés et nos envies.

« Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins » est une histoire passionnelle et viscérale entre un homme et une femme, racontée par Lui de façon très métaphorique, voire même surréaliste, et qui donne à l’amour toute son intensité. Matei Visniec pratique l’humour noir et ironique, prête littéralement vie aux mots, et anime les objets à la manière d’un marionnettiste. ‘

« Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins »plonge le spectateur dans un monde décalé, à part, suscitant la réflexion plus que la dérision. « Matei Visniec nous ensorcelle et tord la réalité avec bonheur. »

Quatre hommes et une femme en parfaite osmose : l’auteur Matei Visniec, l’acteur Salvatore Caltabiano, le metteur en scène Serge Barbuscia, la mise en musique, Eric Craviatto et la voix délicieuse de Dorothée Leveau, font de ces 1 heure et 10 minutes que dure la représentation, un intervalle suspendu à la respiration du public et, disons-le sans détour, un chef d’œuvre.

L’Amour à mort
Dans un décor épuré, Serge Barbuscia signe une mise en scène efficace, essentielle. On entre de plain-pied dans l’univers de Visniec.
« Je reste le seul miroir crédible de ceux qui me font souffrir »

On visualise d’entrée ce cœur fugueur, facétieux, dérangeant, cet organe-personnage qui se plait à penser par lui-même. Quand une raquette de tennis et un foulard de soie se transforment en belle aux cheveux longs, immense devant cet homme aux abois, on n’y croit pas seulement, elle prend vie devant nos yeux. Derrière le foulard, les mains de l’acteur dessinent avec volupté le corps de cette femme qui le hante : « …Mon escargot est fou de vous… Basile, ne te précipite pas ! Votre peau nous raconte des histoires ahurissantes !…»

Quand un coffre en bois devient cocon, refuge, lit, table, c’est du génie ! Quand l’homme, pieds nus, déplace le caisson au ralenti, intensifiant la sensation d’effort, c’est onirique, élégant et esthétiquement parfait.

La mise en scène de Barbuscia souligne un texte exigeant, accentuant la poésie dans le burlesque. Il aime ses acteurs. Salvatore Caltabiano est littéralement sublimé dans cet exercice. La musique d’Eric Craviatto vient battre en écho dans chaque poitrine, langage, sortilège d’un cœur vagabond, pépiements d’oiseaux ou chant céleste. Elle accompagne, précède, suit, personnage à part entière de la pièce.

La voix de Dorothée Leveau est là pour nous ramener à une sorte de réalité off. C’est elle qui habite en lui, le possède tout entier : « Madame, vous m’habitez trop fébrilement. » C’est elle également qui clôt le spectacle : « je te quitte, je ne t’aime plus… Oui, oui, au-revoir, je veux être libre !» Mais au fait, qui enferme l’autre ?

Salvatore Caltabiano est admirable. Il tient en haleine, de bout en bout, les spectateurs littéralement captivés, alternant les moments calmes et les paroles dites avec précipitation, la tendresse, le doute, l’étonnement, l’irritation, la tristesse. Les déplacements, les gestes sont travaillés, mesurés, au millimètre, accomplis avec un naturel époustouflant. La voix est chaude, claire, l’élocution nette, qu’il parle avec véhémence, dans la précipitation, dans l’effervescence de son désarroi, ou qu’il s’exprime en écho de son moi intérieur.

Une performance splendide pour ce bel acteur qui n’hésite pas à mouiller sa chemise une énième fois tant la passion –perceptible- de son métier l’habite. Perfection du jeu, technique et talent conjugués font de Salvatore Caltabiano un comédien exceptionnel. Avec son interprétation, on passe de l’étonnement au sourire, de la surprise à l’émotion.

A-t-on jamais entendu parler de ‘ma’ ‘mon’ (sexe), sans le nommer, mais avec autant de poésie ? Non, assurément. De la délicatesse pour énoncer des vérités cruelles, de la poésie là où l’amour déchire, Salvatore Caltabiano est définitivement un formidable comédien, promis à une grande carrière.

Ici, le metteur en scène et le comédien ne font qu’un, et c’est fondamental. Dans ce texte difficile et décousu où l’on peut craindre que le spectateur se perde, étrangement, il y a de l’ordre et des repères, l’approche est facilitée. Les effets de surprise, que le comédien interprète à la perfection, infligent un dynamisme fabuleux à la pièce. A n’en pas douter, Visniec n’a pu qu’apprécier le travail de ces hommes qui le servent aussi bien, donnant à son texte toute sa saveur. Les applaudissements répétés du public et le succès étaient, évidemment, au rendez-vous.

 

Presse internet / Le rideau Rouge / http://bclerideaurouge.wordpress.com / Béatrice Chaland
Son cœur, sorti de sa poitrine et mis à table,
Fait trembler les parois d’une caisse peu stable.
«Atelier florentin», les cœurs à l’unisson
S’enveloppent de tendresse par effraction
D’un langage qui ricoche à la perfection.
Dans la rouge blessure à terre,
La vie se déroule à l’envers
Au-dessus de «l’éclat de verre»
«Qu’est la mémoire de son sang»
Marquant le public, cent pour cent.
La lente sensualité à fleur de peau
S’étire avec la vitesse de l’escargot.
Performance d’acteur qui brûle de tous feux
Les planches disjointes de l’abri du bureau
D’où fusent de fascinants propos savoureux.
Une écriture d’une rare poésie
Qui cultive la métaphore en plein esprit.
Beau texte trempé dans une plume de sang
Pour dévoiler l’intensité des sentiments
Mis à nu avec un lyrisme percutant.

Note de l’auteur

« Tendresse contre folie, poésie contre un monde de brutes… Voilà le pari de ce texte qui a trouvé la complicité du poète-comédien Salvatore Caltabiano et du metteur en tendresse Serge Barbuscia ».

Et si on parlait tendresse ?
Dans ce monde qui sombre de plus en plus dans la violence, dans ce monde qui tourne de plus en plus vite sans savoir où se trouve l’horizon rédempteur, la tendresse est presque une forme de résistance culturelle. La tendresse et son corollaire, la poésie, sont des comètes qui reviennent pour nous parler de quelque chose d’essentiel, quelque chose que l’homme ne doit pas extirper de son être…

La tendresse et ses corollaires, l’amour, le rêve et la poésie, sont des fenêtres de bonheur à notre portée. Il faut seulement s’arrêter un peu, faire un pas de côté, descendre un instant du carrousel fou du quotidien et respirer…

Respirer l’air réjouissant du désir et de l’imagination. La tendresse peut nous apprendre beaucoup sur nous-même et sur la manière dont on se laisse parfois trop facilement engloutir par la folie du monde.

Merci à tous ceux qui vont offrir une heure de leur vie à la redécouverte de la tendresse comme forme secrète d’énergie cosmique. Et ce sont peut-être elles, la tendresse avec son complice, la poésie, qui font tourner le monde dans le bon sens…

Matéi Visniec

Le comédien
Salvatore Caltabiano

Salvatore Caltabiano a suivi une formation d’art dramatique au conservatoire d’Avignon. À 20 ans il s’installe à Paris et participe à une quarantaine de projets mêlant le théâtre, la chanson, la danse, le cinéma, la télévision. Il est également auteur et interprète d’un seul en scène théâtro-musical : « L’insoutenable gourmandise d’être ».

Il sera prochainement au côté de Benoît Poelvoorde dans le nouveau film d’Yvan Calbérac « Venise n’est pas Italie ».

Sa rencontre avec Matéi Visniec remonte à plus de 20 ans lorsqu’il joua, au festival d’Avignon, l’avocat de la défense dans « Le spectateur condamné à mort »

Le metteur en scène
Serge Barbuscia

C’est à Marseille dans le cadre de ses études de Lettres que Serge Barbuscia commence le théâtre. À la suite de cette expérience, il travaille au sein d’une compagnie puis suit l’enseignement de Jacques Lecoq.

Il est animé par le désir de questionner l’humain, sa place dans un monde en perpétuel changement, le mettre en perspective grâce à des auteurs, le confronter à son Histoire.

S’il monte des textes souvent engagés signés Victor Hugo, Primo Levi, Bertolt Brecht ou Pablo Neruda, Serge Barbuscia est très attaché aux écritures contemporaines et à la découverte d’œuvres inédites d’auteurs vivants. Il a dirigé à ce jour plus de 30 créations en France et à l’étranger.

Le musicien
Éric Craviatto

Compositeur, guitariste, tromboniste et tubiste français d’origine italo-autrichienne, né à Paris dans une famille de musiciens et d’artistes peintres.

Après des études de physique et d’électronique, il crée puis dirige avec deux amis musiciens une société de fabrication d’enceintes acoustiques haut de gamme. Durant cette période, il se produit également en concert comme guitariste et tromboniste avec de nombreuses formations aussi bien classiques que rock, jazz ou musiques expérimentales.

On trouve aujourd’hui à son répertoire des pièces écrites plus particulièrement pour la danse et le théâtre contemporain, un bon nombre d’arrangements dans une grande diversité de styles. Sa musique s’exporte au-delà des frontières françaises et en 2008, son quatuor de saxophones «Le Voyage de Thélyphron» est publié par les éditions Tierolff en Hollande.

Dimanches 13, 20, 27 janvier
à 15h00

Lundis 14, 21, 28 janvier
à 21h30

 

décembre 2018

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